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Le WWF vient de publier une étude
intitulée ''PEFC :
An Analysis'', basée sur les pays
dans lesquels le PEFC est déjà opérationnel, qui
montre que le système de certification forestière
pan-européen (PEFC pour Pan European Forest Certification)
ne peut pas garantir que les produits portant
son label proviennent de forêts dont la gestion
est exempte de problèmes sociaux (respect des
droits des peuples indigènes, notamment) et environnementaux.
Selon cette étude, le label PEFC présente un risque
pour la crédibilité des distributeurs qui commercialisent
des articles l'arborant.
En effet, les exigences générales du schéma PEFC
au niveau Européen sont si faibles que les schémas
nationaux qui se sont développés sont très inégaux,
certains permettant, comme en Finlande, la certification
d'une surface importante de forêts sans amélioration
concrète des pratiques forestières, comme l'indique
le rapport (en anglais) "anything goes?"
de Greenpeace et La Ligue Finlandaise pour la
Nature ( résumé en français
disponible).
L'étude du WWF montre clairement que le PEFC privilégie
la vérification de procédure à la vérification
de performance. En Allemagne et en Autriche par
exemple, les propriétaires forestiers se voient
attribuer le label sur simple certification documentaire,
sans aucune vérification préalable sur le terrain.
En Autriche et en Finlande, les propriétaires
forestiers ne savent souvent pas qu'ils sont certifiés,
ce qui implique qu'ils ne sont pas engagés à améliorer
leur gestion foretière. En apposant sur les produits,
à côté du label, la mention « vient d une forêt
gérée durablement », le PEFC n'offre en fait aucune
garantie au consommateur que tel est bien le cas.
Le WWF, avec les autres associations internationales
de protection de la nature, continue à soutenir
la certification FSC comme étant la seule crédible.
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